mercredi 17 février 2010
LES CONTENT VOYAGENT : ILS SONT UNIVERSELS
Par Catherine DALLET, mercredi 17 février 2010 à 21:56 :: L'actualité

La soirée était sous le signe de l’Afrique vendredi 29 janvier à Kerplouz. Une cinquantaine de personnes a apprécié un repas africain avec tajine de poulet à l’igname à la table d’hôtes pédagogique avant de se plonger dans l’univers onirique des contes. Les membres de l’Association Coopération Solidarité Internationales 56 avaient organisé la première partie de cette soirée pour laisser ensuite les rênes à quatre étudiantes en BTS Aménagement paysager.
Trois conteurs, qui ont trouvé le projet intéressant », ont répondu bénévolement à leur appel pour soutenir financièrement la construction d’un centre de formation professionnelle au Burkina Faso. « Nous sommes venus pour soutenir une bonne cause et pour le plaisir de conter, d’écouter les autres, de faire de nouvelles rencontres » affirment les artistes. Ce n’est pas un griot qui entre en scène mais Jean-Marc Derouen, un conteur professionnel bien de chez nous ! « J’ai déjà travaillé avec trois conteurs de l’association Yelen pour une soirée de soutien à l’Afrique ». Il a repris deux histoires traditionnelles qui font réfléchir et une troisième qu’il a écrite d’après un fait divers réel raconté avec plein d’humour et avec son âme de breton ! Une bonne mise en bouche !
Des différences entre les contes ?
« Les histoires voyagent beaucoup. Les contes sont universels. On y parle toujours de la mort, de la vie, de l’amour… » fait remarquer Jean-Marc Derouen. « La façon de les traiter n’est pas la même mais le message est toujours là. Exemple avec le petit Chaperon Rouge qui, au Magreb, va porter un couscous à son grand-père et rencontre un… tigre ! Le squelette est identique, c’est la chair qui est différente » constate Nathalie Masquilier qui a choisi des contes de sagesse, un peu philosophiques, graves mais souriants.
« Il vous reste de la place dans les oreilles ? » demande Elisabeth Troestler, conteuse de l’association des Becs verseurs qui arrive de Rennes et anime des ateliers de création d’histoires. Elle a proposé une première, en collaboration avec Julien Gasgon, percussionniste hennebontais au sein de Siranyuma. Habituellement, elle « aime faire résonner de vieilles histoires avec le monde contemporain » . Là, elle conte le rapport à la vie de Moussa ou de M’pié, au rythme du goni et du balafon. Une graine va sûrement prendre racine… (contact : elisadeshistoires@hotmail.com)